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Les visites familiales continuent à un rythme soutenu. Chaque jour, on traverse Brazzaville pour se rendre à Makelekele, un des quartiers populaires de Brazzaville où vivent pépé et mémé. Nous ne
sommes qu'au troisième jour mais le rituel est déjà bien installé.
Maxime, le cousin de Valérie, le pharmacien, nous sert de guide pour toute l'après-midi. Après le passage à Makelekele, on traverse à nouveau Brazzaville pour se rendre chez Tonton Kitsoro. Le
fameux tonton aussi appelé le docteur Kinz. Professeur d'université à Atlanta, consultant international, écrivain, spécialiste en management,... C'est un véritable personnage. Un de ses (mille)
business actuels concerne le développement d'Internet au Congo. On ne se refait pas et nous nous fixons rendez-vous pour le lendemain matin à ses bureaux de l'université pour que je prenne
connaissance de différentes études, projets, dossiers.
Le Docteur Kinz est aussi quelqu'un de très fort branché sur tout ce qui concerne la foi et le paranormal. Nous en parlerons.
Lorsque nous sortons de chez Tonton Kitsoro, la nuit est tombée dans ce quartier très populaire où les routes n'existent pas. L'éclairage public n'est qu'une vue de l'esprit et n'est géré qu'au
cas par cas par les particuliers qui éclairent leur façade.
Nous décidons de rejoindre le centre-ville en traversant deux quartiers très populaires et vivants de Brazzaville: Moungali et Poto-Poto.
Revenons tout de suite sur une erreur d'appréciation de ma part: Brazzaville n'est pas si propre. En fait, depuis la guerre, le système de voirie n'existe plus. Le ramassage des ordures n'est
plus organisé par la municipalité et encore moins la destruction des ordures. Un contrat aurait été signé avec une société allemande pour relancer cela. Donc, dans les quartiers "chic" ou dans le
centre-ville, les commerçants, les riverains organisent eux-mêmes le ramassage.
Donc, revenons à notre balade nocturne. Ces quartiers sont super animés. Mon regard s'adapte d'heure en heure, de jour en jour, à la réalité de la ville. Il faut oublier certains repères
européens et vivre les choses différement.
Soyons clairs, j'adore cette ambiance, ces lieux, ces odeurs de nourriture, ces bruits, ces bars,... malgré la crasse qui inonde les rues. On le vit bien. J'ai goûté des morceaux de mouton aux
piments et des beignets de bananes en se promenant. Délicieux.
Les rues de Poto-Poto sont un centre commercial à ciel ouvert. Il est 20 heures et l'activité commerçante est frénétique. Des magasins de GSM succèdent à des magasins de fringues (la fameuse
sape), des vendeurs de brochettes, viandes grillées, de beignets, de fruits,... jalonnent le trottoir.
Nous passons devant la célèbre école de peinture de Poto-Poto. Nous y allons cette semaine. Nous irons aussi au marché ce jeudi pour acquérir des t-shirts,... car ma valise n'a que des t-shirts
foncés et c'est une trèèèèèèèèèèèèèès mauvaise idée :-)
Retour ensuite au centre-ville et chez le Général. Après le repas, j'ai une longue discussion avec Maxime sur l'état du pays, la politique africaine,... Je préfère ne rien en écrire et garder
cela en moi. Le temps que je comprenne, que ma colère s'estompe face aux conneries qu'on nous apprend en Europe.
La nuit est douce au Congo. Pas de pluie ce mardi. On dort moins bien car j'ai un énorme coup de soleil dans la nuque qui me brûle.
Joris
J'ai tout de meme une question. Pendant la guerre civile mes parents avait heberge un Dr. Kinz. Il etait un ancien prof a mon pere a l'universite. Est-ce le meme Dr. Kinz?