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Dimanche 30 mars 2008
Non sérieusement, là, je me sens mal de vous expliquer le week-end. Tellement ce fut bon, beau et agréable.
Samedi, on a été avec Michèle et son ami "businessman-militaire" à la Pointe Indienne dans un club magnifique au bord du plage sublime. Vue plongeante sur une plage digne des meilleurs guides touristiques pour les Caraïbes,... et également visite des gorges du Diosso. Très très jolis. Mais j'en ai déjà parlé je crois :-)
Samedi soir, on a testé le piano bar à l'africaine. Très chouette orchestre, petits cocktails classes avec Tonton business Aimé et tantine Noelle. Sweet... même si j'ai dansé comme un mundélé au milieu des biches congolaises qui se trémoussent très bien (aieeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeuuuuuuuh.....Valérie lit en même temps même si j'avoue que je suis trop lourd pour faire cela discrètement :-D)
Dimanche fut une journée extraordinaire. Le soleil continue à nous accompagner magnifiquement. De plus, un petit vent marin avait rendu l'air vraiment agréable. Après un petit déjeuner en amoureux très cool en face de l'hôtel, on est parti avec Michèle et son copain vers la frontière de l'Angola. Au Congo, c'est très simple: chaque route est un nouveau paysage. Après les luxuriants décors d'hier, on a eu un décor plus "savane". Superbe. Après une petite heure de route, on arrive au poste frontière. Nous, les gros touristes indolents, n'avions même pas nos papiers d'identité mais en plus, on ne savait pas qu'on allait traverser réellement la frontière :-)
Accompagné d'un policier, nous voilà en Angola... Trop la classe... Rien ne change sauf que tout est écrit en portugais. Je me dis que c'est fou qu'en 2 minutes on change de langue ainsi puis... Je me rappelle que je suis Belge et que je vis ça tous les matins chaque jour. Qu'est-ce que je peux être con sous le soleil ;-)
L'Angola a encore une vraie image communiste via le drapeau avec le marteau et la faucille encore clairement sur le drapeau. Une consigne: pas de photos. Ni avant, ni pendant....
On revient vers le Congo et on dépose le policier au poste frontière. Vraiment sympa de voir ces différents drapeaux flotter ainsi entre 2 frontières. On vit vraiment plein de choses. LA frontière est bruissante de vie: le commerce est très fort entre les 2 pays de ce côté-là.
Au moment de de déposer le policier à la frontière, je prends place à l'arrière du pick-up en plein air. Et je ne bougerai plus jusque Pointe Noire. Le pied, de prendre le vent, le soleil,... et de traverser tous les villages ainsi...
On s'arrête dans un resto en plein air pour le temps de midi. C'est comme un mini-village de la nourriture. Plein de vendeurs passent à votre table et vendent plein de nourritures différentes. On fait son marché à table et la note viendra plus tard. On mange des brochettes de scampis, des safous délicieux, du manioc, du saka saka,du maboké (c'est du poisson cuit sur du charbon ardent dans des feuilles de bananiers. C'est comme des plats en papillotes)et du poisson frais grillé devant nous complètement délicieux. Je n'ai jamais mangé un poisson aussi bon, aussi frais. Le poisson est pêché dans une rivière voisine. Moi qui adore manger bio, ici, c'est vraiment le cas. C'est vraiment incroyablement bon et... pour une fois léger :-)
Je goute aussi le pigeon vert, sorte de perruche. Délicieux. On me promet d'autres découvertes à mon retour à Brazza. Ensuite, on reprend la route. Val et moi, on s'installe à l'extérieur du pickup et on laisse l'airco du véhicule aux Congolais ;-) LEs villageois rigolent de voir un mundele à la place généralement réservée aux blacks :-). Je m'amuse à répondre aux "mundele mundele"... Et on voit des paysages sublimes. On s'arrête au bord du lac aux Papyrus (j'ai oublié le nom). Des piroguiers pêchent au loin mais malheuresement l'endroit où on voulait nous amener est fermé. Pas assez rentable. C'était un petit resto-bar où les pêcheurs venaient présenter les poissons encore vivants et les faisaient griller devant toi. Dommage... La ballade est géniale. On se croirait dans un safari. Manque que les animaux.
On finit l'après-midi à l'ombre des palmiers de l'ami de Michèle qui a une superbe propriété à Pointe Noire. Et je vide encore des Primus ;-)))) Je tiens à dire à Papa Philippe que je regrette que la Primus spécial n'existe plus! :-)
Demain on a des rendez-vous pour le boulot puis peut-être encore une petite excursion.
On retourne mardi à Brazzaville...
Vraiment, ce week-end était vivifiant...
Et je me dis que la vie c'est quand même beau...
Rooooohhhhh

Joris le mundele primussien sakasakastiste

PS: JGP, je ne donnerai pas mon corps à la science. Désolé maudit mouton cinassien :-)
par Joris et Valérie publié dans : Pointe Noire
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Dimanche 30 mars 2008
M'boté! (bonjour)

Depuis que nous sommes à Pointe Noire, c'est vraiment farniente et douceur de vivre. La ville a vraiment l'allure d'une cité balnéaire française et c'est très agréable de se laisser porter par l'air de la mer! En fait, pour faire un peu d'histoire, environ la moitié de la population congolaise vit entre Pointe Noire et Brazzaville (1 million à Brazza et 600 000 à PN). Pointe N oire vient de Punta Negra, le nom que les navigateurs portugais qui y ont accosté lui ont donné, en référence à la première vision qu'ils ont eue de cette terre: un immense éperon rocheux formé de blocs de pierre noire qui transcendait l'océan. On voit encore un de ces rochers actuellement sur la Côte Sauvage mais les autres auraient servi au terrassement de la grande digue du port maritime.

Le port: nous l'avons visité aujourd'hui. Très étendu, il s'étend sur plus de deux kilomètres de quai. L'activité y est intense et le trafic maritime se répartit entre les bateaux de pêche et les immenses navires qui embarquent et débarquent sans cesse minerais, containers, bois, production pétrolière et tout autre marchandise (voitures, aliments divers,...). Tout arrive ici avant de continuer à Brazza par le fleuve de nouveau ou par avion! (Le grand malheur du Congo est que ce pays immensément riche importe pourtant TOUT et ces frais de transport ajoutés à ceux de douane sont exhorbitants. A titre d'exemple, les voitures sont vendues ici deux fois plus cher que chez nous rien qu'en raison de ces différents frais!). A côté de la pêche industrielle, le port de pêche de Pointe Noire est très actif aussi au niveau de son côté plus artisanal: il ne faut pas manquer le retour des pêcheurs au petit matin : montés sur leurs longues pirogues, ils offrent un spectacle pittoresque et majestueux...il en va de même pour les bateaux qui rentrent au port entre 19 et 20h: ce lent ballet de feux follets sur le fleuve est assez féérique.

La nourriture: depuis que nous sommes ici, c'est vraiment poisson à volonté! Il faut en profiter, il est frais pêché, peu cher et délicieux! Je me régale des soles qui coûtent les yeux de la tête dans un resto belge..mais aussi de Bar, Capitaine, Silures, Likouf,...il y a des dizaines de sortes à découvrir! Hier, nous avons mangé dans un restaurant de la cité. Installés sur la terrasse (le trottoir en fait!) car il faisiat beaucoup trop chaud à l'intérieur, c'est génial pour être dans l'ambiance indescriptible des soirées ici: odeurs de brochettes qui cuisent sur des barbecues en plain air, klaxon à gogo des taxis, saveurs suaves des beignets à la banane (miam!), petits vendeurs à la sauvette, lampes à pétrole côtoyant petits groupes électrogène bruyants disposés à même le trottoir (l'électricité est un problème ici, il y a souvent des coupures de courant ou des baisses de tension donc les groupes électrogènes prennent aussitôt le relais – hormis la plupart des particuliers ou les sociétés, tous les restaurants et beaucoup de magasins en sont équipés), airs de musique sortis d'un improbable poste,...c'est fantastique, chaleureux pour tout qui n'a pas l'habitude de cette atmosphère!

Ce soir, changement de décor, nous nous rendons au Club des Pétroliers, un restaurant très sélect réservé aux membres de la diaspora du pétrole! C'est évidemment l'incorrigible tonton Aimé qui a tenu à nous y amener et qui nous a déniché les indispensables cartes de membres pour y accéder! Ensuite, sortie en boîte avec ma cousine Michèle, dite Coco, qui est arrivée de Brazza rien que pour passer le w-e avec nous et nous faire visiter! La vie nocturne à PN est aussi trépidante que celle de Brazza: de nombreux nights clubs ou bars à ciel ouvert pullulent. En la matière, le centre-ville, comme la Cité (la périphérie) regorgent d'adresses incontournables: il n'y a que l'embarras du choix! Pointe Noire by night, nous voilà! Comme Jo rêve de voir des congolaises danser, la nuit promet d'être longue ;-)

Demain, nous partons toute la journée au sud, vers le Cabinda, vers la frontière angolaise, pour un endroit de rêve: le Malonda Lodge, on vous en reparlera! En fait, PN, qui est une des stations balnéaires les mieux équipées des côtes d'Afrique centrale, offre une gamme sympa de loisirs liés au soleil et à la mer. Outre la côte sauvage où se pratique le surf, les Ponténégrins (habitants de PN) se rendent à Pointe Indienne, où nous étions aujourd'hui et où les plages sont juste sublissimes. On peut aussi entreprendre d'autres excursions: au nord, vers les lagunes de Conkouati (nous aurions adoré y aller mais c'est vraiment très loin et il faut prévoir de rester sur place), le paradis des pêcheurs où l'on voit des tortues de mer géantes, le sanctuaire des chimpanzés, au sud, vers Djéno et Mvassa ou encore sur le lac Nanga. Il y a aussi le fleuve Kouilou, sur lequel naviguer vers Diosso (où se trouvent les fameuses et impressionnantes Gorges),...bref, la région ne manque pas d'arguments et s'offre à qui veut les découvrir.

La fin du w-e et le début de semaine s'annoncent chargés avant le retour vers Brazza! C'est vrai qu'hormis les vacances, il y a ici énormément d'opportunité niveau business à saisir. C'est dans des pays comme ceux-ci qu'il y a encore plein de choses à faire et d'immenses challenges à relever. C'est passionnant. On vous tient au courant des news à ce sujet si quelque chose se concrétise mais c'est en bonne voie :-)

Merci pour vos messages, ça nous fait plaisir! N'hésitez pas à diffuser le blog autour de vous! MC, pas de problème donc pour le diffuser, avec grand plaisir même :-)) Pour ceux qui nous écrivent via notre boîte mail, désolés si on ne répond pas mais les connexions sont très très très lentes et chères donc on se concentre sur le blog!

Message perso: Caro, si tu peux m'envoyer le numéro (ou le mail) de ton copain qui habite à Brazza, on le contacte à notre retour! Merci ma belle :-))

Bisous à tous!!

Val
par Joris et Valérie publié dans : Pointe Noire
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Dimanche 30 mars 2008
Tout d'abord, je rassure mes proches: je ne suis pas mort de la malaria. J'ai eu un petit coup de fatigue et une petite angine. En fait, je me rends compte à quel point j'ai été loin dans mes réserves ces derniers mois.

Ce séjour à Pointe Noire est moins actif que Brazzaville et c'est le but. Plage, piscine, siestes, promenades, on bulle en amoureux sur des plages sublimes, on mange des fruits de mer, on achète des cadeaux, on voit la famille.
On a été manger avec tantine Noelle chez un chouette resto africain « Chez Gaspard » dans la Cité. On y mange divinement bien et c'est une référence ici. C'est un peu la banlieue de Pointe Noire, les quartiers « vraiment » africains. On a aussi découvert la cuisine sénégalaise. Ici, tout est poissons... Manger de la viande, c'est pas l'endroit. A ce sujet, j'ai goûté du Sibissi, une espèce de gros porc-épic. C'est la première viande africaine qui me plait pas du tout. C'est fort, ça sent mauvais. En fait, c'est comme du gibier en 10 X plus fort. C'est trop pour moi. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai pensé à mon chien en mangeant ça ...J'attends encore de goûter au crocodile, requin, boa, antilope, gazelle, chenilles et autres!

En fait, nous vivons les 2 côtés de Pointe Noire: l'authentique et le bling bling business. En effet, tantine Noelle est mariée à Tonton Aimé, un businessman congolais qui ne supporte pas de manger dans les quartiers populaires, les restos sur le trottoir, ... Donc avec lui, on découvre les restos hyper chics où les mundeles de chez Total Elf Congo pullulent. C'est aussi très très agréable de manger face à la mer. Par ailleurs, comme quoi, le luxe peut être peu cher, on a découvert avec Valérie une petite paillote, les pieds dans l'eau, qui sert un crabe délicieux pour un prix à faire pâlir une pub pour Aldi. En gros, pour vous donner une idée des 2 mondes qui s'opposent à Pointe Noire, le même crabe, même pas meilleur, 100 mètres plus loin, dans un resto chic, coûte 5 fois plus cher. C'est la vie, c'est le Congo.

Pour le reste, que dire? On se promène. On découvre des paysages somptueux. On a visité ce samedi, les gorges de Diosso, sortes de mini Colorado. En fait, l'érosion a créé et crée encore des canyons. La terre étant ici très rouge, cela fait des paysages assez magnifiques. On s'est arrêté au Relais du Kouilou, un site touristique magnifique surplombant l'océan. La vue y ets imprenable et le site incomparable.Les plages, il n'y a pas de mots pour décrire cela. Pour faire simple; les photos d'Ushuïa, c'est juste du pipi de chat pour Exploration du Monde (Quentin, ceci est une dédicace. On t'embrasse petit blond ;-). On se promène sur des plages réellement désertes avec des vagues sublimes, un ciel radieux,... C'est vraiment des vacances. Juste de la farniente.

A ce sujet, le potentiel de Pointe Noire est assez incroyable au niveau du tourisme. La côte est vierge de gros complexes hôteliers et les villas poussent comme des champignons le long de la plage. C'est finalement un gage de sécurité pour éviter des gros complexes hollandais.
Tout le long de la côte est somptueux et il y a plein de choses à faire: pêche, promenades, soleil,... A ce sujet, on est en saison des pluies... On n'a pas la même notion en Belgique qu'en Afrique sur la notion de « pluies » :-D

On regarde aussi, avec Tonton Aimé et un ami de Papa de Val pour du boulot ici. Je vous avoue qu'il n'est pas illusoire qu'on décide de partir si l'occasion fait le larron comme on dit ici. Les jours et les semaines à venir seront décisives. Qui sait....

Pour finir sur quelques notes personnelles, je vomis littéralement sur les gros porcs de blancs qui viennent ici pour se taper de « l'Africaine à bon marché » et surtout le plus proche de la minorité. J'ai quitté hier une piscine à la vue de deux gros veaux suintants qui chassaient... Qu'ils se tapent des putes, c'est de bonne guerre... Mais qu'ils se comportent ainsi...

Plus joyeux, l'élégance africaine n'est pas un vain mot. Les femmes en habits traditionnels peuvent être sublimes. J'espère voir Valérie avec des vêtements pareils avant la fin du voyage. Sa tantine Noëlle a vraiment une allure incroyable, c'est un bel exemple à suivre pour elle :-)


On a dépassé la mi-parcours de notre voyage. Encore 1 grosse semaine ici et puis retour à la réalité de la Belgique. Malheureusement, le problème des photos reste irrésolu et je pense qu'il n'y aura pas de solution avant le retour à Bruxelles. De toute manière, je ne suis pas un fou de photos, donc je rate sûrement les meilleurs clichés. Mais, rassurez-vous, on mitraille pas mal et on balancera tout ça au retour!


N'hésitez pas à faire suivre ce blog à vos amis pour qu'on connaisse le Congo Brazzaville au plus loin possible....

On vous embrasse.

Joris
par Joris et Valérie publié dans : Pointe Noire
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Mercredi 26 mars 2008
Nous voilà enfin à Pointe-Noire. La ville est très différente de Brazza. Plus « européanisée », elle offre aussi quelques clins d'oeil historiques cocasses, comme la gare, qui est la réplique exacte de celle de Deauville en France. La ville, capitale économique du pays est située au bord de l'océan atlantique et est réputée pour ses splendides plages très prisées notamment de surfeurs à certains endroits. Et c'est vrai que c'est beau! A partir du centre-ville, on arrive à la plage en marchant à peine quelques minutes. Là, le paysage qui s'offre aux yeux est somptueux. A cet endroit, l'image qu'offre la ville est cependant biaisée par les énormes villas et hôtels qui font face à l'océan. Ici, de riches particuliers, locaux ou expatriés, se sont fait construire des maisons aux volumes que l'on imagine même pas en Europe. Et comme il n'existe pas de règles urbanistiques (il suffit de payer!), on peut trouver un véritable ranch américain logé à côté d'une hacienda de type espagnol ou encore un immense chalet alpin! Curieusement, rien ne paraît dépareiller ici. Cet incroyable luxe a fait flamber les prix et réserve le quartier aux seuls nantis. Mais la plage appartient à tous et l'on y trouve donc expatriés et congolais, riches et pauvres, petits marchands ambulants, enfants mendiants, paillottes à l'ombre desquelles se réfugier, boire un verre ou manger un bout (brochettes de scampis, crustacés, huîtres, crabes...tout cela est fraîchement pêché et préparé sur place, devant vous, au bord de l'eau)

Pointe-Noire est le véritable poumon économique du pays. On y trouve en effet une richesse énorme du pays: le pétrole. Des dizaines de plate-formes sont exploitées au large des côtes. Cette intense activité, dominée depuis des dizaines d'années par la France, explique en grande partie l'importante communauté d'expatriés présente ici. Les « pétroliers » comme on les appelle ici ont un train de vie qui en ferait rêver plus d'un en Europe. Les grandes compagnies pétrolières sont toutes ici et cela représente un business immense et qui suscite beaucoup de convoitises. Raison pour laquelle Pointe-Noire, en raison des intérêts économiques majeurs qui s'y trouvent, a toujours été calme, stable et n'a pas été touchée par la guerre. La politique s'arrête ici où commence l'économie. Le Congo, ancienne colonie française, est toujours une manne financière importante pour la France. A l'heure actuelle, et bien peu le savent hors des cercles politiques, 40 % du budget de l'état français provient du Congo. 40%!! C'est le Congo qui fait vivre en grande partie la France et personne ne le sait. Et qu'a ce pays en retour?  Injuste...

Ici aussi se côtoient des mondes parallèles: riches occidentaux, congolais aisés et population qui se bat au quotidien pour avancer. Tout ce petit monde coexiste et profite des services mutuels que peut lui apporter l'autre. Les « Blancs » engagent sentinelle, cuisinière, chauffeur,...comme personnel et les congolais inventent une série de petits boulots pour commercer avec celui qui a de l'argent. A côté de cela, et devant cette débauche d'argent, une certaine forme de prostitution s'est aussi développée. De jeunes (et moins jeunes) congolaise cherchent à rencontrer des Blancs qui pourront leur offrir ce qu'elles n'ont pas. On voit ainsi beaucoup de Blancs souvent d'un certain âge avec de très jeunes femmes. C'est aussi une réalité du pays et une réalité qui choque. Mais devant le fossé qui se creuse entre la population et ceux qui ont de l'argent, chacun ici est obligé de se débrouiller et nul ne juge les agissements de chacun. Chacun se débrouille comme il peut mais chacun a ses « petites affaires » pour s'en sortir. C'est d'ailleurs ça qui sauve le congolais et force l'admiration: ce formidable sens de la débrouille, cette capacité à lutter parce qu'il n'y a pas d'autre choix. La déprime ici? Ca n'existe pas! Ici, on ne dit pas qu'on est au chômage, on « fait des affaires ». Admirez la nuance...

A côté de ses plages somptueuses et de son imposant port, Pointe-Noire offre une image riche aussi en sites à découvrir: Pointe-Indienne, les fameuses Gorges de Diosso, une réserve avec des chimpanzés,...nous aurons l'occasion de nous y rendre dans les jours qui viennent. Nous avons déjà bien commencé notre séjour par des étapes gastronomiques plus qu'intéressantes! Hier après-midi, dégustation de fruits de mer sur la plage, le soir, ma tante Noëlle nous amène faire étape au bien-connu restaurant « Chez Gaspard » où nous dégustons de merveilleux poissons grillés! Ce midi, tonton Aimé, la mari de ma tante, vient nous chercher à l'hôtel et nous convie au Cercle naval de Pointe-Noire, un endroit magnifique qui surplombe la mer et offre un panorama somptueux. Nous y dégustons de magnifiques crustacés en discutant business. Tonton Aimé est un important homme d'affaires qui a différentes entreprises au Congo et à Dubaï. Il a beaucoup de réseaux de connaissances d'affaires et veut absolument introduire Jo auprès de certains amis ministres pour développer du business. L'aide est précieuse et revoilà Jo obligé de travailler ;-))  Nous passons en tout cas un merveilleux moment en compagnie de mon oncle qui est passionnant à écouter.

Là, je vous écris de l'hôtel. Jo est un peu malade depuis ce matin et comme il est hypocondriaque, il est persuadé d'avoir la malaria et qu'on va devoir le rapatrier :-)) Tonton pense plutôt qu'il a une grippe et nous a amenés à la pharmacie acheter une batterie de médicaments pour le remettre sur pieds! Je suis sûre qu'il sera rétabli après un peu de repos et rien de tel que le transat au bord d'une piscine pour le motiver :-)

Bisous  à tous

Val


par Joris et Valérie publié dans : Pointe Noire
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Mardi 25 mars 2008
Message personnel à papa Philippe: Nous sortons de chez Gaspard. Nous répétons: nous sortons de chez Gaspard. Digestion en cours. Rien de mieux à dire :-) Vive le likouf!
par Joris et Valérie publié dans : Pointe Noire
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Mardi 25 mars 2008
Mardi 25 mars.

Je parlerai du week-end, somptueux, dans un autre billet, mais je ne peux résister à écrire ce texte maintenant et ici. Nous sommes dans le hall d'embarquement de l'aéroport pour partir à Pointe Noire et l'avion a plus de 2 heures de retard... à cause de la météo. Juste pour info, le ciel est totalement bleu et le soleil brille comme une montre en or de mac rue d'Aerschot à Bruxelles.
Mais, comme me le dit mon voisin dans un grand éclat de rire... C'est ça le Congo!
Un voyageur m'explique que récemment il devait décoller à 8h et qu'il est finalement parti à ... 15 heures. Un autre voyageur lui répond: baaaah, une réunion ça se reporte. On a le temps... C'est ça le Congo!
Jean Charles d'Air Services, la société d'aviation dont Simplice (le mari de Denise) est le gérant,  attend avec nous. C'est son rôle: nous accompagner. C'est ça le Congo.
L'aéroport de Charleroi, ancienne version, est un modèle de modernité à côté de celui de Brazzaville! C'est simple, il n'y a rien, hormis une petite cafétaria, dans le hall d'embarquement. C'est ça aussi le Congo.
La bonne nouvelle, c'est qu'en 2010, un nouvel aéroport verra le jour. Et les plans sont assez ambitieux. Comme le dit Jean Charles, le Congo est un chantier permanent.
Ce qui est marrant, c'est que la plus nerveuse de la salle d'embarquement, c'est Valérie. Moi, à Bruxelles, j'aurais déjà pété un plomb. Ici c'est impossible. D'abord parce que tout le monde est zen et surtout parce qu'il n'y a pas de personnel sur qui s'énerver. C'est ça le Congo.
Tout est à l'avenant (pas d'eau dans les WC...) et pourtant, il n'y a rien à dire, rien à faire. C'est comme ça. Heureusement, on a le PC pour avancer dans le blog, des magazines et un touché-coulé pour passer le temps :-)

Il est 9h. Dans une heure on devrait décoller... Je parie sur un décollage à 13H... Affaire à suivre.

Pointe Noire.
Voilà nous sommes à Pointe Noire. Nous avons pris un hôtel en amoureux au centre ville avec une connexion hyper lente et très chère dans la chambre. L'occasion quand même de vous écrire et d'inaugurer la rubrique "Pointe Noire". Nous y sommes donc...
Que c'est beau, que ça change de Brazzaville aussi. Que ce pays est riche!!!
De longues plages de sable blanc, des payotes où l'on mange du crabe, des huîtres, des brochettes de scampis,... le tout, face à la mer qui roule fortement. Les vagues sont belles. Notre hôtel est au centre ville à 10 minutes de la côte. Il fait plutôt moche ce soir mais à notre arrivée, il faisait très bleu. Le temps sur la côte peut tourner d'un jour à l'autre. On verra comment ça se passe. Mais c'est superbe et imaginez des plages sans digue, sans ressort hotels, sans complexes pour touristes bedonnants (j'allais dire allemands mais Doris lit p'tet :-)))),... voilà c'est notre premier contact avec Ponton la belle.
On est arrivés finalement vers 13H et comment dire... Le retour ne se fera pas avec Mistral qui est tout sauf gagnant (bruit de tambour, saluons la feinte).
On est pris en charge par Tantine Marie Noelle. Ce soir resto et ensuite une douce nuit car on est vraiment fatigués de vivre tout cela. Mais que c'est gai. Demain, j'espère que le soleil sera là et qu'on vivra de belles choses au bord de l'océan.
On vous revient bientôt...

Et on vous embrasse

Joris
PS: toujours rien pour les photos :-(
par Joris et Valérie publié dans : Pointe Noire
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